Ils accompagnent les malades

Des bénévoles au sein de l’association En Avant La Vie sont aux côtés des malades et de leurs familles.

Cette année, En avant la vie, dont le siège est à Mauléon, fête ses dix ans. Son rôle est d’accompagner, d’écouter et de soutenir les malades atteints de tumeurs cérébrales et leurs familles.

Parmi les bénévoles, 70 membres de la commission Aide et soutien ont été formés à l’accompagnement des malades, 40 étant « opérationnels ». Claude Thibaudeau et Josiane Hérault de Mauléon, Alain Bibard de Brétignolles, ont accepté de témoigner. Deux

sont adhérents depuis la création d’En avant la vie. Josiane l’est depuis 2004 « suite à un décès familial. J’y avais trouvé du réconfort. Je m’étais alors promis d’apporter de l’aide à mon tour ».

« Nous n’y allons pas pour parler de la maladie »

Réunis autour de la table, Claude, Josiane et Alain échangent leurs impression. « Nous sommes par groupe de trois ou quatre accompagnants pour nous relayer auprès du malade », explique Alain. « Je vais à Nantes un après-midi par mois. Je suis à la disposition du malade qui aime marcher, sortir. C’est un bon moment pour lui. On peut être le confident : le malade ne dira pas forcément certaines choses à ses proches. » Josiane se souvient d’un autre patient et « d’une soirée formidable. C’était l’anniversaire de la personne. Nous avions passe un moment de bonheur. Vous savez, nous n’y allons pas pour parler de la maladie. » Claude met en avant « les formations avec En avant la vie qui sont indispensable. Elles nous ont changés. Nous sommes dans une autre démarche sereine, avec une ouverture d’esprit. » Revient en mémoire cette phrase la psychologue et formatrice : « il faut être bien avec soi avant de faire du bien aux autres. »

Actuellement, dix malades, atteints principalement de tumeurs cérébrales, sont suivis dans le bocage, à Nantes, à Angers et dans le Thouarsais par des accompagnants bénévoles d’En avant la vie. « Nous apportons du réconfort », ajoute Claude, « au malade mais aussi au conjoint. J’insiste, la bonne volonté suffit pas, il faut être formé. » Josiane se remémore « ce malade qui ne pouvait pas s’exprimer. Un geste et un regard suffisaient à son bonheur. »

Que ce soit à l’hôpital, dans des maisons de convalescence ou au domicile des malades, Claude, Josiane et Alain rappellent avec force « que nous, accompagnants bénévoles, n’appartenons ni au monde médical, ni à la famille. Mais nous nous sentons attendus. »

Les accompagnants se retrouvent également entre eux pour échanger, discuter avec la psychologue. Des gens s’étonnent parfois de cette démarche générale : « Pourquoi faites-vous cela ? Nous répondons : c’est pour nous aussi un enrichissement avec de si belles rencontres. Nous ne jugeons pas, nous sommes simplement au côté du malade et de la famille. »